Devenez l'HER'O de votre carrière professionnelle

 
7793390784_ms-marvel-pourrait-etre-la-prochaine-super-heroine-d-un-film-signe-marvel.jpg
 

“Deviens ce que tu es”. Cette citation on ne peut plus connue de Nietzsche nous revient sans cesse, alors peut-être est-il temps de se l’appliquer, y compris en entreprise. Alors, women, suivons les conseils du philosophe et devenons ce que nous sommes, de véritables HER’OES.

____

Ceci étant-dit, il ne suffit malheureusement pas de mettre notre chanson egoboost (même si Don’t stop me now aide, si si) et de se regarder avec un air de guerrière dans le miroir pour devenir la cheffe de notre développement professionnel. Car, sur ce chemin, vous n’êtes généralement pas seules, multipliant ainsi les obstacles potentiels. Voici quelques conseils pour prendre sa carrière en main :

Tip #1 : Savoir dire “non”

giphy (4).gif

On ne le dira jamais assez: le non est bien plus affirmatif que le oui. Seul le non permettra de définir les contours de votre vie tant personnelle que professionnelle, tel un sculpteur qui travaille et affine son oeuvre en ôtant progressivement de la terre ou de la pierre. Ceci étant dit, il n’est pas simple de nier ou rejeter une idée sans que ceci soit interprété comme de l’hostilité voire un affront. Alors comment dire ‘non’ sans vexer votre interlocuteur, et ainsi potentiellement vous mettre à risque?

1. Dérouler vos arguments

Il ne suffit pas de dire ‘non’ pour dire ‘non’. Partagez votre cheminement intellectuel, des faits supportant votre position etc, de façon à ne pas laisser les autres penser pour vous ou fabuler autour de votre décision. Le plus important n’est pas tant ce que vous pensez (dans la limite du politiquement correct évidemment) mais pourquoi vous le pensez.

2. Montrez que vous respectez les valeurs de vos interlocuteurs

Afin que votre non ne soit pas vécu comme une insulte ou offense, signifiez à vos collègues que vous avez pris acte et respectez les valeurs sous-tendant leurs opinions, et que vous acceptez les compromis de valeurs. Toute est toujours une question de nuance, et comme dirait Romain Gary ‘Le blanc et le noir il y en a marre, le gris il n’y a que ça’.

3. Vous n’avez pas la science infuse

Il est nécessaire de maintenir une position ferme, sans pour autant prétendre détenir LA vérité en utilisant des formulations telles que ‘La seule conclusion possible…’, ‘La bonne réponse…’, ‘Il n’y a pas d’autre choix que de…’. Au contraire, montrez que votre décision est le fruit d’une réflexion humble et objective avec des tournures telles que ‘J’ai conclu…’, ‘De tout ceci, il me semble pertinent de’, ‘Je crois’.

4. Enrober votre “non”

Le fond c’est une chose, mais la forme est parfois toute aussi importante, n’en déplaise à certains. Pour enrober un non et éviter que le refus soit trop abrupte, pourquoi ne pas utiliser la technique du “Shit Sandwich”, terme inventé par nos amis britanniques qui, vous le savez bien, connaissent l’art de mettre les formes. Le concept ? Du positif, du négatif, puis du positif, pour commencer et finir sur une note positive et montrer le respect que vous avez pour votre interlocuteur, en dépit de votre position contraire.

Tip #2 : Affirmer son leadership en domptant les stéréotypes de genre qui y sont associés

img_113775_gender_inequality.jpg

Dès qu’on en vient à parler de leadership, nul ne peut ignorer la double pression constante à laquelle une femme doit faire face. La société attend d’elle qu’elle soit bienveillante et empathique tandis qu’on attend d’un leader qu’il soit déterminé et sache faire preuve d’autorité. Le problème est que pour beaucoup, ces qualités s’opposent. Et comme le résume Carly Fiorina, ancienne CEO de HP, une directrice est soit perçue comme une ‘bimbo’, soit comme une ‘bitch’. Une fois ces paradoxes identifiés, quelques stratégies - tirées de l’expérience vécue de Directrices partagées dans la Harvard Business Review - peuvent aider à les gérer :

1. S’adapter à une situation donnée

Pour affirmer leur autorité et marquer leur professionnalisme, certaines femmes vont systématiquement insérer une distance entre elles et leurs équipes, de manière à rappeler constamment la hiérarchie . Or, notre capacité de juger étant plus rapide que l’éclair, celles-ci vont vite se faire étiqueter comme ‘froides’, ‘antipathiques’ et ‘égocentriques’. Mieux vaut s’adapter à la situation et, par exemple, s’asseoir avec son équipe lorsqu’on veut communiquer que l’on est des leurs (nouveau projet, feedback du Top Management) et mettre de la distance lorsqu’on est amenées à prendre des décisions. Pour ce qui est de démontrer votre professionnalisme, vos compétences suffiront amplement !

2. Faire preuve d’adaptabilité

Au lieu d’opposer ‘souplesse’ et ‘sévérité’, peut-être faut-il procéder par étapes : commencer par être souple pour mettre son équipe en confiance et dans les meilleures conditions pour qu’ils soient motivés et compétents, puis être plus dure lorsqu’il s’agit de challenger ses collaborateurs, bousculer le statu quo et les mauvaises habitudes.

3. Distinguer la personne de son travail

Toujours avec cet objectif de gérer la double tension, certaines Directrices montrent bien qu’elles savent distinguer la personne de son travail ou autrement dit, l’énoncé de l’énonciateur. Il faut savoir être ferme sur le contenu, la tâche demandée, la rigueur du travail mais cela ne veut pas dire démonter ou faire intimement culpabiliser un collaborateur qui a livré une mauvaise présentation ou une recherche jugée inaboutie. C’est exactement le même principe que lors d’un débat passionné: une différence de position ne doit pas entraver les relations professionnelles, bien au contraire.

4. Reformulation et appropriation

Demandez-vous ce qui signifie pour vous être dure et compatissante, pour renforcer les associations positives et, contrairement aux idées reçues, réconcilier les deux approches. Cela peut passer par redonner ses lettres de noblesse à des comportements jugés faibles. Par exemple, certaines dirigeantes font des démonstrations de vulnérabilité, des démonstrations de confiance et force. Dire ‘je ne suis pas à l’aise’, ou ‘je ne sais pas’ est la preuve que l’on se sent suffisamment en sécurité pour révéler ses faiblesses, et que l’on a les capacités pour y remédier.

Tip #3 : Se défaire du regard des autres

giphy (3).gif

En passant en revue les moments durant lesquels vous vous êtes senties stressées ou apeurées, vous vous rendrez vite compte qu’une des causes est souvent la désapprobation sociale ou la peur du regard d’autrui. Mais à force de se concentrer sur ‘ce que l’autre attend’ et moins sur ‘pourquoi j’ai raison de faire ce que je fais et dire ce que je dis’, on sape son potentiel, sa créativité et il devient plus difficile de montrer son indispensabilité en entreprise et, plus grave encore, de vivre sa vie comme on l’entend. C’est comme si en quelque sorte vous viviez par procuration.

Pour combattre cette pression sociale inutile, la clé est de prendre conscience de soi et son potentiel. Pourquoi ne pas commencer par penser et écrire son mantra, une phrase résumant sa philosophie personnelle et tenter de l’utiliser comme ligne directrice de sa conduite. Ensuite, l’écriture dans un carnet de bord ou un journal intime est un exercice efficace pour mettre de la distance sur ses découvertes et expériences de vie. Pourquoi? Car l’écriture nous permet de comprendre plus objectivement nos actions, non seulement ce qu’il s’est passé mais également pourquoi, en nous laissant plus de temps pour digérer et analyser le flot d’informations avant que celui-ci nous inonde. Et si vous en avez l’occasion, ne période d’expatriation à l’étranger, même courte, est une expérience puissante pour prendre conscience de soi. En effet, elle est propice au discernement : certains traits de ma personnalité sont-ils conformes à ma philosophie personnelle ou le reflet de pressions sociales et culturelles intériorisées? Bien sûr, il est difficile de trancher, d’autant plus que les deux sont souvent entremêlés, ne serait-ce que dans l’inconscient (coucou Freud).

Toutefois, comme toujours, la prise de conscience permet de se poser les bonnes questions. Au contact de différentes cultures et normes, nos propres valeurs en sortent affaiblies ou renforcées, mais dans tous les cas, l’expatriation questionne nos engagements et tout ce que l’on a bien pu prendre pour acquis.

giphy (2).gif

En résumé, pour commencer l’année scolaire dans les meilleures dispositions possibles:

- Osez dire non sans honte, sans gêne pour autant qu’il soit réfléchi

- Prenez connaissance des stéréotypes de genre associés au leadership pour mieux les appréhender et vous en libérer

- L’enfer, c’est les autre ; faites-vous confiance !

 

Pour un shot d’ego-boost, jetez un coup d’oeil à cette vidéo dans laquelle les partenaires de HEROES and associates - cabinet de conseil en management spécialisé en égalité professionnelle - dévoilent leurs astuces pour renforcer la confiance en soi.

 

Pour aller plus loin et lutter contre les discriminations au travail, rejoignez la communauté Equally Work

Notez votre entreprise de manière anonyme et découvrez les entreprises qui correspondent à vos valeurs.

 

Derniers articles :


A propos

Etre une femme ou issu.e d'une diversité est encore un challenge dans le monde du travail. Vous voulez changer ça ? Nous aussi.

Equally Work c’est la plateforme d’évaluation des entreprises par leurs salarié.e.s sur les questions de discriminations.